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| Le
lérot Eliomys
quercinus
Garden dormouse
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sur l'image pour l'agrandir.
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Vous avez peut-être
aperçu le soir, dans les arbres de votre jardin
ou en forêt, ce petit animal qui ressemble à un
hamster à lunettes. Il mesure environ 15 cm + 10
cm de queue, il a de grandes oreilles arrondies,
son poil est gris sur le dessus avec une bande
noire sous les oreilles et un cercle noir autour
des yeux. Une tache plus sombre également
aux dessus des pattes antérieures.
Sa gorge et son ventre sont
blancs. Sa queue est velue avec la pointe
en pinceau blanc bordé de noir. |
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En Europe on le trouve un
peu partout, à l'exception des îles britanniques.
Il apprécie les endroits boisés ; forêts, parcs,
jardins, (les haies). Il vit aussi
en ville, pourvu qu'il y ait de la végétation
à proximité et des cachettes pour se réfugier. (arbres
creux, tas de bois, cabanes de jardiniers, boîte aux
lettres, nichoirs à oiseaux, greniers,
vieux murs, bâtiments désaffectés, friches industrielles,
ruines...)
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Sa vivacité et son
agilité sont remarquables. Il est capable de
"courir" verticalement sur les murs.
Cet acrobate aime vivre perché et se moque de la
gravité. Vous le verrez le plus souvent dans les
arbres ou sur les toits. S'il descend au sol
c'est qu'il a repéré quelque chose à
grapiller. Son forfait accompli, il retourne bien
vite se mettre à l'abri dans les hauteurs.
Le territoire dune famille de lérots
sétend sur 500 m2 environ, selon les
ressources. |
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Le lérot est un
rongeur et à ce titre il nous inquiète. On le
confond avec son cousin éloigné le rat et on
l'accuse de ravages dans les récoltes. Aussi
n'hésite t-on pas à l'exterminer dès que l'on
détecte sa présence. Pourtant d'élémentaires
précautions non-violentes (même
avec le rat) existent si l'on n'aime
pas vivre au voisinage de rongeurs.
Le lérot est boulimique. Son poids, de 60
grammes environ en avril, va presque doubler en
automne avant dhiberner. Dès son réveil
il passe son temps à rechercher de la nourriture
et contrairement aux hamsters ou aux écureuils
il ne constitue pas de réserves alimentaires,
tout est grignoté sur place.Au menu: les fruits
bien sûr, (tous sans exception), les graines (il
est friand de tournesol), les bourgeons. Mais il
n'est pas que végétarien il aime aussi les
insectes et larves. Il peut s'attaquer à
l'occasion à d'autres petits animaux tels que
souris, musaraignes ou grenouilles. Il est
volontiers charognard. C'est aussi un prédateur
d'oiseaux, il pille les nids, prend possession
des logements cavernicoles après avoir dévoré
la nichée, ce qui ne contribue pas à lui donner
bonne réputation. |
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Pour éviter ces
désagréments, il est préférable d'installer
pour les oiseaux des nichoirs à balcons dont
vous trouverez les indications et plans sur ces
liens : |
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Je recommande
pour ma part de recouvrir ces nichoirs de
plaques de métal, sur les cotés et le dessus de
manière à rendre les parois glissantes et
empêcher le lérot de s'y aggriper.
Les merles quant à eux sont capables de lui
donner du fil à retordre, il n'est pas rare
d'entendre les nuits d'été les cris d'alerte
carractéristiques d'un couple de merles
défendant son nid. |
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Pourtant
ce petit mammifère n'occasionne pas
véritablement de dégâts. Il ne pénètre
qu'exceptionnellement à l'intérieur des
habitations et se contente à la limite d'un coin
de sous-pente ou d'un trou dans un mur pour
dormir en hiver. L'été il vit essentiellement
à l'extérieur. L'espèce n'est pas commensale
de l'homme. |
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Si vous ne souhaitez
pas qu'il visite votre grenier évitez seulement
d'y entreposer de la nourriture. Laissez-y rôder
votre matou et calfeutrez les entrées plutôt
que d'utiliser des pièges ou du poison. Vous
éviterez ainsi des cruautés inutiles. De plus
comme il est malin il apprendra vite à déjouer
les embûches.
Quant aux vignes et vergers, ils sont la plupart
du temps bien défendus par les rapaces
nocturnes, les chats errants ou autres fouines et
martres. (La fouine peut faire une consommation
importante de lérots, qu'elle débusque souvent
au nid).
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Les rapaces nocturnes commettent également des hécatombes
parmi les lérots, on a par ailleurs constaté que
ces oiseaux pouvaient totalement disparaître d'une
région si les petits rongeurs (lérots entre autres)
étaient trop rares.
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Dans le
sud-ouest de la France et l'Espagne le
lérot doit aussi affronter la genette,
petit carnivore nocturne très agile dans
les arbres. (Peut-être son prédateur le
plus efficace). |
Pour
accroître ses chances déchapper à tous
ses ennemis, le lérot sest inspiré de la
technique du lézard : il abandonne à son
agresseur un morceau de queue pour faire
diversion. En fait la technique diffère un peu,
cest la peau du bout de la queue qui se
détache telle une gaine, laissant à nu
les vertèbres terminales qui se dessècheront et
ne tarderont pas à tomber à leur tour. Contrairement au lézard la queue du
lérot ne repoussera plus. Adieu donc le gracieux
« plumet » blanc.
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Le lérot se trouve
souvent en compétition avec le rat noir.
(Beaucoup plus gros, 20 cm + 15 de queue pour un
poids de 180/200 gr). Même habitat, même
alimentation quoique moins carnivore, le rat noir
est aussi agile que le lérot et n'hiberne pas.
Il apprécie plus que le lérot l'habitat humain.
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Reproduction
Une fois par an, peu
avant l'été, mère lérot après une gestation
de 3 semaines donne naissance à une portée
relativement modeste pour un rongeur (je n'en ai
jamais observé plus de 5) Vous pouvez apercevoir
un mois et demi plus tard toute la famille en
vadrouille, courir le long des branches ou
arpentant les murs. Si vous avez un sureau à
proximité de chez vous, observez le bien le
soir, vers fin août/début septembre, au moment
où les fruits murissent. Vous aurez toutes les
chances de voir les jeunes lérots, encore petits
(5 à 7 cm), se gaver de baies, la gorge maculée
de jus noir.
Au printemps suivant les jeunes seront en âge de
procréer à leur tour. Ils vivront en moyenne 5
ans s'ils parviennent à échapper à leurs
ennemis.
Si parfois la
population du lérot à un endroit localisé peut
paraître importante, il ne pullule jamais. On
s'est aperçu aussi que sur plusieurs années le
nombre d'individus au même endroit peut varier
considérablement, voire disparaître pendant un
temps. |
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| Hibernation |
Vers le milieu ou la fin de l'automne,
selon le climat, nos compères repus et bien gras
disparaîtront en groupe dans leur nid, et vous
n'entendrez plus parler de la famille lérot
jusqu'aux mois de mars/avril. Comme son parent
proche, le loir, il passe donc la moitié de
l'année "au lit".
Une curiosité : les lérots entrent en
léthargie dès que la température passe, sur
plusieurs jours, en dessous de 12/13°.
Il arrive donc parfois qu'il hiverne...en été !
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